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C’est une nouvelle révolutionnaire.

 

Les études scientifiques récentes conduites par des instituts prestigieux (Harvard, Stanford, Mind and Life, et Max Planck) démontrent que, dès le plus jeune âge, nous serions naturellement bienveillants et altruistes, prêt à aider l’autre sans attendre quoi que ce soit en retour. Nous garderions cette inclination naturelle toute notre vie, puisque nous aidons spontanément nos amis quand ils en ont besoin, ou des inconnus quand survient un accident ou une catastrophe naturelle.

Mais alors, pourquoi n’y-a-t-il pas plus de bienveillance au travail ?

Nous passons plus de temps avec nos collègues de travail qu’avec notre famille, mais paradoxalement, aider spontanément un(e) collègue avec ou sans contrepartie ne fait pas partie de nos automatismes. Au travail, l’homme reste souvent un loup pour l’homme. D’où vient cette différence de comportement ? Un élément de réponse réside dans le rôle méconnu que notre inconscient joue sur nos actes. Nous classons les gens dans différentes catégories et en France, la génération X a grandi dans la croyance que le travail, c’est forcément pénible, qu’on ne vient pas au travail pour se faire des amis, que nous sommes tous en compétition, qu’il faut être un killer pour réussir, etc etc (liste de prostulats non exhaustive). Les entreprises ultra-hiérarchisées, aux comportements managériaux obsolètes infantilisants de type “command and control” ont amplifié cette défiance généralisée et les réflexes de peur et de survie favorisant in fine l’individualisme. La mondialisation, les crises économiques et l’exigence de productivité qui en découlent n’ont fait que renforcer ces traits.

Les entreprises françaises doivent vite changer de paradigme pour sortir de cette logique absurde et destructrice de valeur

La mondialisation fait que la compétition externe à l’entreprise est aujourd’hui bien plus dangereuse que la concurrence interne. Elle induit pour les entreprises la nécessité d’être toujours plus compétitives, et donc de maximiser l’engagement de leurs salariés. Hors, le désengagement, le mal-être au travail et le nombre de burn-out n’ont jamais été aussi élevés. Pour au moins une raison simple : alors que toutes les études récentes en neurosciences nous apprennent que nous, être humains, avons fondamentalement besoin de recevoir de la reconnaissance, toutes les enquêtes d’opinion réalisées depuis 2007 montrent que les salariés se plaignent de ne pas en recevoir assez (voire pas du tout) ! Pour booster l’engagement et gagner en performance, les entreprises doivent favoriser la reconnaissance et générer du bien-être au travail.  C’est indispensable, mais ce n’est pas suffisant. Pour maximiser leur performance, les entreprises doivent aussi être capable de créer des cadres de travail créant les conditions de la confiance, de générer de la cohésion, et de favoriser une collaboration maximum en leur sein. Ce besoin est aujourd’hui crucial. Instituer une culture de la bienveillance au travail permet de répondre à ces deux impératifs Les entreprises comme HCL Technologies (Inde), Gore (US) ou Chateauform (France), ayant mis en oeuvre une culture de bienveillance, favorisant le bien-être et la cohésion de leurs salariés, obtiennent toutes, sans exception, des résultats extraordinaires. Avez-vous entendu parler du projet Aristote de Google ? Ces exemples font des émules (on y travaille chaque jour 😉 et de plus en plus d’entreprises, y compris des groupes français leaders mondiaux, enclenchent aujourd’hui cette transformation visant à instituer une culture de la bienveillance au travail, et à substituer à des comportements automatiques obsolètes des comportements pragmatiques et tournés vers l’avenir. Parce qu’elles ont compris que la bienveillance est un levier majeur de performance.

La bienveillance, c’est maintenant !

Chade-Meng Tan prédisait un soir de 2014 que dans 20 ans, méditer serait perçu comme aussi naturel que d’entretenir son corps. Concernant la bienveillance, j’espère et je crois que ça ira beaucoup plus vite. Je le crois, parce qu’adopter un comportement bienveillant, c’est simple et à la portée de tous (psychopathes mis à part, soit, d’après le consensus, 1% des femmes et 3% des hommes). Parce qu’instituer une culture de la bienveillance au travail, cela répond à nos besoins fondamentaux d’êtres humains, parce que ça ne coûte pas très cher (surtout comparé au coût abyssal du mal-être au travail), que c’est très vite rentabilisé, facile à mettre en oeuvre et très, très, très puissant. On attribue à Victor Hugo cette phrase : “rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue”. Cette année, au forum économique mondial de Davos, on a parlé de management bienveillant. Et la logique factuelle et scientifique implique que très rapidement, le monde se divise en 2 parties : celui des entreprises bienveillantes, performantes et compétitives, et celles qui auraient dû s’adapter. Soyez bienveillants 😉

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